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 Les Pharmaciens et la Clause de Conscience

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Defrost

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Date d'inscription : 19/05/2013
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MessageSujet: Les Pharmaciens et la Clause de Conscience   Mer 11 Mai - 22:21


LES PHARMACIENS
ET LA
CLAUSE DE CONSCIENCE



Depuis 2002, les pharmaciens sont dans l'obligation, pour l'exemple de l'extrait vidéo, de donner la pilule du lendemain sans avoir à demander de papiers d'identité. Pourtant, afin de moins la donner, ils n’hésitent pas à prétexter de fausses excuses tels que des problèmes pouvant survenir avec la sécu, des risques éventuels de stérilité...Allant même à tenir des discours alarmistes pour faire paniquer les jeunes femmes concernées et les dissuader de récidiver.

Ils s'octroient en fait cette liberté de la délivrer ou pas suivant leur bon vouloir mais aussi et surtout majoritairement suivant leurs convictions religieuses; alors que leurs opinions personnelles devraient passer au second plan.

Les pharmaciens seraient-ils réellement la tranche la plus aigrie du secteur médical?

Car sur la pilule du lendemain par exemple, leurs comportements vont à l'encontre de toutes ces campagnes de sensibilisation au rapport sexuel avec protection.

A t'-on le droit de faire ce que l'on veut lorsqu'on est pharmacien? Car contrairement aux médecins il n'existe pas de clause de conscience leur permettant d'agir ainsi.

Et pourtant, un peu partout en France beaucoup de pharmaciens réfléchissent à l'élaboration d'un clause conscience pour leur activité vis a vis de la clientèle. Ce qui permettrait aux pharmaciens de délivrer ou non certains médicaments suivant leurs consciences. Une aberration.






Une interrogation me revient toujours à l'esprit lorsqu'une irrégularité liée au statut de pharmacien survient: comment décide t'on de devenir pharmacien? Qu'est-ce qui peut pousser un individu à s'engager vers cette vocation?

Car si l'on décrit cette profession, elle ne consiste qu'à vendre des médicaments, c'est tout. Il y a aussi, c'est vrai, un prolongement du médecin en tant que conseil quant à l'utilisation des médicaments ou autres produits qu'ils sont censés délivrés. Mais sinon?

Pour mon expérience personnelle, je peux dire que j'ai rencontré deux types types de pharmaciens, comme dans bien d'autres commerces d'ailleurs mais c'est plus parlant dans cette profession je trouve. Le premier est austère, ne sourit jamais, presque désagréable à la limite comme si on le dérangeait. Le second est souriant, presque heureux de pouvoir vous rendre service et n'hésite pas à rajouter des conseils (bien souvent déjà connu du client) quitte à faire du zèle en la matière. Inutile de préciser que si je devais rassembler tous ceux que j'ai connu, le premier type est de loin majoritaire.

Ce qui me ferait vite glisser vers un avis primitif qui est le suivant: on devient pharmacien soit lorsqu'on a pas réussi ses études de médecines soit pour s'assurer un train de vie minimal qui permette d'être loin de tout ennui que rencontrerai par exemple un smicard. Difficile de ne pas avoir cet avis surtout lorsque l'on sait qu'il nécessite moins d'années d'études pour devenir pharmacien et bien plus pour être médecin.
De plus, les deux possibilités qui pourrait pousser vers le statut de pharmacien que je viens de citer auraient tendance à parfaitement s'associer avec les deux types de pharmaciens que j'ai cité plus haut: ceux qui auraient un air plus austère, aigri pourraient être ceux qui se sont tournés vers ces officines par dépit, par échec aux études et ceux qui seraient agréables au contact et versés vers des conseils en suppléments du traitement pourraient être ceux qui ont délibérément choisis cette voie.

Alors évidemment, je ne fais pas de généralité, c'est juste une forte tendance que j'ai réellement dénoté et que je remarque encore.

Ceci dit et donc, par rapport au fond de ce sujet qui est cette clause de conscience, je pense que ceux qui souhaitent le plus son élaboration sont certainement les plus aigris de leur conditions, souriant ou pas. Je pense qu'il y a une volonté sous-jacente de leur part de ne plus être que des débitants de médicaments et de faire évoluer leur statut en prenant part à l'ordonnancement du médecin.
Certainement une volonté d'étoffer leur profession par peur de la voir perdre de l'importance au fil du temps voire de disparaitre. Sans compter ceux plus consanguins (c'est le cas de le dire) qui veulent y mettre donc de leurs convictions simplement personnelles quand elle ne débordent pas dans le religieux.

Car il faut bien le dire, aujourd'hui, les officines sont plus que jamais les boutiques des gros groupes pharmaceutiques; les médecins également dans une autre mesure grandissante elle aussi de façon exponentielle. Mon médecin traitant, par exemple, qui possède une gouaille bien à lui ne s'en ai jamais caché d'ailleurs.
Au point de me dire un jour lorsque je lui faisait remarquer qu'il avait un nouvel ordinateur:"_Oui, en effet, vous avez remarqué? C'est un cadeau d'un groupe pharmaceutique pour avoir prescrit essentiellement, sur une année, leur médicaments à mes patients. Mais ne vous inquiétez pas, leurs produits sont efficaces. Je ne  pourrais pas me permettre non plus de prescrire des traitements inefficaces."

Je veux bien mais alors que penser lorsque vous savez que ces mêmes  groupes industriels enjoignent très fortement ces mêmes praticiens à assister à leurs colloques d'où, étrangement, rien ne dois sortir et où aucun journaliste ne dois mettre les pieds. Cela sent la pratique douteuse en vue d'un profit certain mais toujours au détriment de l'essentiel; du patient et de sa santé, c'est désormais du client et de son argent que l'on se soucie et à tous les niveaux de la considération médicale envers lui.


Elle a déjà maintes et maintes fois été faite mais c'est pourtant la réalité:
De nos jours, le Serment d’Hippocrate est caduque,
le Serment d'Hypocrite la violé et remplacé.


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Puscifer

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Messages : 214
Date d'inscription : 13/03/2013
Age : 42

MessageSujet: Les Pharmaciens et la Clause de Conscience   Sam 14 Mai - 19:26

Je dois dire que ton avis résume en partie mais finalement assez bien mon avis sur les pharmaciens. J'ai un exemple très précis en tête.

Je prends par année que 2 ou 3 médicaments. Du Doliprane, de l'Eludril (solution buccale pour les aphtes et cie) et de l'Humer (solution nasale préventive pour allergies entre autres).

Bon bah, là où j'habitais auparavant, la pharmacienne aigrie de n'avoir pu ouvrir boutique autre part qu'au milieu d'une cité Wesh-Wesh, elle ne faisait aucun cadeau.
Ce que je veux dire par là, c'est que par exemple pour ce qui est du Doliprane...oublie ça à tout jamais. C'est du générique ET PIS C'EST TOUT!!!

La première fois qu'elle me l'a proposé, avec ma capacité, j'ai bien senti que cela n'allait pas le faire. Je sentais surtout que j'allais acheté un médicament qui n'allait rien soulagé du tout et que j'allais perdre de la monnaie pour rien.

Le truc, et c'est là où ça touche l'aigrititude (oui aigrititude, vous et le correcteur d'orthographe, je vous dis bien des choses) du pharmacien dont tu parlais, je savais que si je ne l'acceptais pas au moins une fois, ça allait entamé mes relations avec elle sur le long terme. Donc j'ai pris ce générique, aucun effet bien sûr.

Mais c'est pas grave car lorsque j'y suis retourné pour lui demandé un Doliprane, je l'ai eu.
Déjà, parce que on discute pas ce que je dis, ensuite parce que c'est moi qui paye et puis, parce que l'idée qu'elle se dise en me voyant "_Tiens bah lui je vais lui refourguer un générique à la place, il m'embêtera pas, je le sens."...ca ne plaisait guère car c'est un peu condescendant, faut bien le dire.



Si leur projet de clause de conscience aboutit, on est pas sorti de l'auberge...enfin là en l'occurrence, on est pas sorti de la pharmacie. Ça promet des conflits et sans doute des braquages dans certains coins de France. Ils ont choisis un métier au statut peu évolutif et ils ne sont pas heureux alors qu'ils sont loin d'être à plaindre.

Ils n'assument par leur choix de vie et c'est les patients-clients qui vont devoir encore se taper une finalité restrictive.

Ils me font penser à ces simplets sans travail (Non non j'ai pas dis neuneus pour une fois) qui pondent des gamins comme on collectionnerait des étrons et une fois qu'ils trouvent du travail, ils gueulent parce qu'ils ne sont pas assez payés et qu'ils n'ont pas assez de revenus pour subvenir à toute la smala. Mais qui vous a demandé de faire autant de photocopies sans déconner et pour recentrer dans le sujet, mais qui vous a demandé de devenir pharmacien. ASSUMEZ!!!
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