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 SEI n°06: "Before you speak, let your words..."

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Puscifer

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Date d'inscription : 13/03/2013
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MessageSujet: SEI n°06: "Before you speak, let your words..."   Dim 23 Avr - 9:01





Traduction:

Avant de parler, laissez vos mots passer trois  portes :

Est-ce que c'est vrai?
Est-ce que c'est nécessaire?
Est-ce que c'est gentil?



Lorsque m'ait apparu ce Saint Encadré, je l'ai lu et j'allais passer mon chemin. Mais quelque chose me gênais. Je ne savais pas trop quoi au premier abord; était-ce un ensemble, était-ce un mot hors-sujet? Je ne savais pas.

Car si l'on en juge sa signification globale, cela n'apparait pas forcément idiot ni dénué de sens. Oui mais voilà, lorsque je vois un encadré je le test pour ma personne et pour une autre lambda; je sais ainsi de suite s'il est bien délimité ou s'il est vague et d'une vérité aléatoire, ce qui atteint dans ce cas sa crédibilité.

Une maxime de ce type doit obligatoirement être indéfectible pour être une vérité absolue ou dans une certaine fine largesse quasi-absolue. Sinon, sa place est ici avec les autres médiocrités spirituelles.

Il est certain qu'il faille réfléchir avant de s'exprimer. Il faut bien considérer ce que l'on va dire, considérer la qualité de la personne à qui on va l'adresser (par rapport à sa sensibilité) et surtout bien considérer le pourquoi de ces paroles, le but pour lequel ces paroles sont délivrées.

Le problème ici réside dans le côté aléatoire des trois portes, de ces trois paramètres, de ces trois filtres soit-disant à respecter.



Est-ce que c'est vrai? La véracité de nos paroles tient souvent à la teneur de nos convictions dans lesquelles, elles sont enveloppées. Et vous savez à quel point un avis, une conviction est souvent propre uniquement à celui qui l'exprime donc pas obligatoirement partagé avec la personne à qui vous l'exposez.

Surtout qu'à la base il n'y a qu'une seule et unique vérité pour toute chose. Je dis bien à la base car en fait c'est totalement faux. Si l'on change de plan de conscience, une vérité peut radicalement changer de visage tout en englobant celle d'un plan inférieur.

Première porte, première clé qui casse dans la serrure: trop fragile. Bon, ce n'est pas grave, c'est une clé ronde, on peut retirer le bout cassé, coincé à l'intérieur de la serrure. Un première entrée verbale n'est jamais suffisante alors passons à la seconde porte.


Est-ce que c'est nécessaire? Là aussi, la teneur d'un propos peut apparaitre nécessaire pour celui qui l'émet mais pas obligatoirement pour celui qui le reçoit. C'est une nouvelle fois très bancale comme filtre. Lorsqu'on parle de nécessité en plus, je pense à l'exemple d'une personne qui s'autorise à donner conseil. Vous savez ce que j'en pense, je ne reviendrais pas dessus mais avouer que cette seconde porte est dans le même domaine d'idiotie.

De plus, il est pour moi un fait communicatif indéniable qui est le suivant: la nécessité d'un propos fait obligatoirement front à un trait typique de l'être humain, à savoir l'extrême légèreté dont fera preuve celui qui le reçoit: ce qu'on appelle la naïveté.
Un pur fléau endémique de la psyché de notre espèce. Certains aiment à voir en elle un trait de personnalité sans conséquence jusqu'à la glorifier avec une béatitude déconcertante. Pour ceux qui ne voient pas forcément de quoi ou de qui je veux parler, référez-vous à la sainte poésie tant glorifiée. Pour ces auteurs, le summum est souvent représenté par ce que l'on appelle une ingénue.


Puscifer a écrit:
Petite parenthèse d'ailleurs et c'est un avis très subjectif, la poésie ne sert absolument à rien, c'est une pommade envers les émotionnels sur-affectifs. Pour être politiquement correct et pour vous livrer mon avis véritable, la poésie n'est qu'une pissotière spirituelle. A l'instar de la musique pop actuelle par exemple.
Sur 100 auteurs, 90 seront à chier et dix autres représentent un intérêt véritable de par les techniques employées et par les sujets suggérés. Car qu'est-ce réellement de la poésie sinon l'art de suggérer par une gymnastique verbale des états transis de l'humain. Pour vous préciser, je préfère de loin la technique d'un Victor Hugo à celle d'un Châteaubriant. Parenthèse refermée.


Je termine sur la nécessité avec un exemple très simple: un père qui dira à un enfant de faire attention avec le couteau à viande qu'il utilise pour la première fois.
La mise en garde paternelle est nécessaire ici par exemple car dans la plupart des cas, l'enfant se dira quoi? Il se dira bah ok pas de soucis le padre mais bon c'est un couteau, je connais. Il est juste plus grand que ceux qui nous servent dans nos assiette. Vous la voyez là, la variable inhérente à un de ces traits que l'humain ne juge pas être important d'être coloré d'une certaine discipline comportementale. Oui la naïveté, cet art qu'ont beaucoup de gens à prendre trop d'aspects de la vie avec légèreté. Vous me direz un doigt en moins grâce au couteau à viande réglera l'affaire au niveau naïveté. Quoi que...il y a toujours des irrécupérables...

Le résultat pour la seconde porte est tout aussi improbable que pour la première, comment pourrait-il en être autrement avec la clé du petit bonhomme en mousse.


Est-ce que c'est gentil? Encore une fois, une porte avec des paumelles achetées chez Brico Cassos. Qu'entend t'-on par gentillesse? Des mots consensuels sans saveurs, non porteurs et dénués de sens qui n'apportent rien et qui ne voudront surtout pas heurter? Ah c'est vrai! Des paroles gentilles doivent être douces et remplies d'amour.

Donc un pote qui veut tout le temps que je passe le voir alors qu'il n'en branle pas une, qu'il est passé d'un emploi précaire au RSA puis au stade zonard sans le moindre revenu...vous croyez quoi? Que je vais lui dire en étant chez lui assis à ses côtés sur son canapé "_t'inquiètes pas mon pote, je pense très fort à toi tu sais et je suis sûr que tu vas t'en sortir. Tu veux que je te passe de l'argent? Si tu veux je peux te faire des courses."...alors que pendant que tu lui dis cela, le mec est en train de jouer à la console et qu'il ne montre aucun signe de maturité, de clarté d'esprit en admettant ne serait-ce qu'un peu qu'il est responsable de son état. Bah non.

Être gentil dans ce cas là, c'est le secouer quitte à lui botter le cul et lui montrer de tous ces derniers mois, les étapes successives qu'il a franchi sans aucun sérieux et que c'est uniquement pour remplir son quotidien, pour qu'il y ait un semblant de vivant, d'ambiance de normalité dans sa vie de tous les jours qu'il désire que je passe je lui rendre visite régulièrement.

Je vous parle en connaissance de cause, j'ai eu une personne de cet acabit dans mon entourage il y a quelques années. J'ai eu le tort de le prendre délicatement au début alors ça allait, il y avait un dialogue puisque je le prenais gentiment. Mais au bout de quelques mois, je n'ai rapidement plus supporté cela et j'ai tenté de le secouer en étant frontalement honnête avec lui sans le prendre avec douceur. Mais non, dans les deux façons de faire que ce soit une gentillesse sentimentale ou une gentillesse brut de décoffrage pour le remuer, autrement dit avec une attention certaine dans le but de l'aider à remonter la pente sans le prendre avec douceur...rien n'y a fait.

C'est un exemple parmi tant d'autres. La gentillesse, c'est un peu comme l'amour, ce sont des placebos inutiles: il faut être utiles et constructifs. La gentillesse, l'Amour ne sont que des enveloppes. Mais comme nous vivons dans une civilisation ou seul compte l'apparence, l'image, le contenu est mis à mal. Il captive de moins en moins la majorité des gens. Se focaliser sur le contenant permettra davantage de préserver un environnement de vie sans tâches et sans heurts et ainsi de se dévoyer de la véritable réalité.

C'est con mais comment pourrait passer la parole mise à l'épreuve de cette troisième porte si sa serrure n'est que sable et sa poignée qu'un mirage.



Donc pour en finir avec la sœur siamoise des 4 accords toltèques, je dirais que
ce n'est pas parce qu'on est Master que l'on a un haut niveau d'instruction...
n'est-ce pas les Meditation Masters?


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Defrost

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Date d'inscription : 19/05/2013
Age : 40

MessageSujet: SEI n°06: "Before you speak, let your words..."   Lun 24 Avr - 16:32

Tout n'est qu'affaire d'équilibre et de bon sens, en effet. Si j'ai bien saisi la teneur de tes propos bien sûr. C'est une nouvelle fois un texte de ta part qui fait référence au fait que la plupart des paroles dépend plus communément dans la majeure partie des situations au fait que les paroles sont souvent issues de l'humeur de l'instant et non d'une mûre réflexion.

C'est vrai. Ce n'est pas toujours évident cela dit.

Un impulsif (et j'en connais quelques uns) a tendance à s'exprimer de but en blanc et s'il n'est pas qu'un paquet de nerf, il revient souvent vers la personne pour s'excuser s'il perçoit qu'il a blessé son interlocuteur. D'autres en revanche, s'exprimeront d'une manière identique mais n'auront aucun scrupules sur l'effet causé et dans ce cas précis, il est vrai qu'ils s'expriment uniquement pour se décharger. Ce qui est empreint d'une lâcheté certaine et d'un égoïsme hors norme.

Le contenu de cet encadré n'est pas encadré correctement si vous me permettez cette répétition. Il tend même à diriger l'expression dans une seule manière de la mouvoir verbalement.
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